Archive pour la catégorie 'pétrole'

Norman Wells

Norman Wells est un petit village de 760 habitants dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada. Malgré sa petite taille, ce village a une importance certaine puisque c’est le plus ancien site pétrolier de l’Arctique. Le nom du village en Slavey, la langue des Amérindiens qui y vivent, est d’ailleurs Tåegõhtî, ce qui signifique “là où il y a du pétrole.

Le pétrole a été découvert dans la région en 1911. L’exploitation commence dès les années 1920. En 1933, la compagnie Imperia Oil Limited – qui est l’actuelle filiale canadienne d’Exxon Mobile, y bâtit une raffinerie afin de fournir du pétrole pour la région.

Durant la seconde guerre mondiale, le pétrole de Norman Wells permet d’approvisionner les troupes stationnées dans le Yukon et en Alaska. Un oléoduc reliant Norman Wells à White Horse , dans le Yukon, est bâtie en 1944. Connu sous le nom de Canol Road, il ne fonctionnera que jusqu’à la fin de la guerre.

L’exploitation pétrolière à Norman Wells se poursuit et sera même accrue dans les années 1980. Un nouvel oléoduc est alors construit pour relier Norman Wells à Zama City, une ville du nord de l’Alberta.

En 1993, un accord est signé entre le gouvernement et le conseil tribal des Sahtus, un peuple amérindien vivant dans la région. Cet accord reconnait leurs droits de propriété sur un territoire d’environ 41′000 km2 (soit la taille de la Suisse), leur attribue 75 millions de dollars de compensation pour les activités pétrolières passées et une parie des royautés pour les activités à venir. De plus, le Conseil Sahtu doit désormais être consulté avant toute extension des activités pétrolières dans cette zone.

Pétrole et gaz naturel offshore de l’Arctique

Le pétrole et le gaz sont l’un des facteurs majeurs, avec le réchauffement climatique et l’ouverture probable de nouvelles routes commerciales, qui font que l’importance de l’Arctique dans les relations internationales s’accroît de jour en jour. Vous trouverez un bref état de la situation dans cet article.

Bien qu’on en ignore encore la quantité exacte, l’océan Arctique dispose d’énormes réserves de pétrole et de gaz naturel. Si elles ont été peu exploitées jusqu’à présent, c’est que leur extraction est difficile et onéreuse. Les progrès techniques et l’augmentation des coûts de l’énergie rendent toutefois son exploitation de plus en plus intéressante.

Deux champs off-shore sont actuellement exploités dans l’Arctique:

  1. Le champ pétrolier de Prudhoe Bay, en Alaska, est le plus grand de toute l’Amérique du Nord. La production a débuté en 1977 déjà. Les finances de l’État de l’Alaska dépendent en grande partie des taxes pétrolières. British Petroleum (BP) est responsable de l’exploitation.
  2. Le champ gazier de Snøhvit, en mer des Barents, à 140 kilomètres des Côtes de la Laponie norvégienne. Son exploitation a commencé en 2007 et est effectuée par Statoil, la compagnie d’État de la Norvège.

Le champ pétrolier du Bent Horn, dans l’Arctique canadien, a été exploité de 1985 à 1996.

Un deuxième champ gazier devrait commencer à être exploité par Gazprom vers 2013 environ: le champ de Chtokman. Situé à l’Est de Mourmansk, à environ 600 kilomètres des côtes russes, il constitue l’une des plus grandes réserves de gaz naturel au monde et devrait produire annuellement 23,7 milliards de mètres cubes dès son ouverture. Gazprom a annoncé hier vouloir ensuite tripler sa production d’ici à 2020.

Par ailleurs, la compagnie russe Lukoil a annoncé qu’un nouveau terminal pétrolier sera ouvert en juin 2008 à Varandey, en Nénétsie, sur la côte de la mer des Barents. D’un coût de 4 milliards de dollars, ce terminal permettra d’exporter le pétrole du champ de Yuzhno-Khilchuyusko. Le pétrole extrait du champ pétrolier off-shore de Prirazlomnoe, dont l’exploitation devrait commencer dans les prochaines années, devrait également transiter par ce terminal.

Notons par ailleurs que les réserves de l’Arctique en hydrocarbures alimentent toute une série de revendications territoriales des différents pays riverains afin de s’assurer les droits d’exploitation nécessaires. Un article ultérieur sera bien évidemment consacré à ces différentes revendications.